Écoles privées de formation professionnelle : S’adapter aux besoins du marché

  • 03 décembre 2019 / Actualité / 56 / Africa-Bi1


Écoles privées de formation professionnelle : S’adapter aux besoins du marché

Présidant, hier, à l’Institut national de la formation et de l’enseignement professionnels d’Alger, les travaux d’une journée d’étude sur les établissements de formation privés, Dadamoussa Belkheir a fait savoir que les établissements privés constituent un «véritable» réseau complémentaire à l’appareil public de formation et «participent» au développement des qualifications et des compétences nationales. Cependant, ces derniers doivent s’ouvrir «davantage» sur le tissu économique et contribuer au développement du pays.
Il a indiqué que la promotion de la formation professionnelle privée s’inscrit parmi les «priorités» de son département, appelant les responsables des établissements publics de formation à «tisser» des liens avec ceux du privé, en organisant des journées d’information et d’étude sur les perspectives de la formation professionnelle. Il a insisté particulièrement sur le «respect» des normes pédagogiques.
 «À ce titre, nous avons distingué entre la formation initiale diplômante et celle qualifiante destinée aux jeunes de la formation continue à la carte destinée aux travailleurs», a-t-il dit.
Le premier responsable du secteur a souligné que le dispositif juridique d’ouverture au privé du secteur de la Formation et de l’Enseignement professionnels s’est «amélioré» et s’est structuré, au fur et à mesure, en «s’adaptant» à l’évolution du système national de formation et de l’enseignement professionnels, et ce à la faveur des nouveaux textes législatifs et réglementaires.
D’ailleurs, Belkhir affirme que le nouveau cahier des charges résulte de plusieurs années de gestion et de contrôle des établissements privés par les directions de wilaya de la formation et de l’enseignement professionnels, et de différentes rencontres organisées avec ce réseau au niveau local. «Les pouvoirs publics ont toujours considéré le réseau privé de formation professionnelle comme faisant partie intégrante du système national de formation professionnelle et l’avaient associé à toutes les activités du ministère, à travers l’ANEFA qui est membre de tous les organes nationaux mis en place, tels que le conseil de partenariat et les conférences nationales, et a toujours été invité à l’ensemble des séminaires organisés», a-t-il expliqué, en soulignant que ce réseau compte actuellement 740 établissements d’une capacité théorique de 32.350 places pédagogiques accueillant annuellement une moyenne de 22.750  apprenants et 5.575 diplômés, et couvre 15 branches professionnelles.
Faisant état de la situation des écoles de formation privées en Algérie, le ministre a noté, ces dernières années, une tendance à l’investissement dans les domaines techniques et industriels, grâce notamment à l’implication des entreprises de référence, en particulier celles qui sont leaders à l’international. Il a appelé, à ce propos, les investisseurs à aller vers ces créneaux, pour «diversifier» l’offre de formation privée vers les filières techniques et industrielles en mobilisant l’expertise qui existe sur le marché, plus particulièrement dans les branches d’activités qui sont «stratégiques» pour le développement économique, à l’exemple de l’industrie dans toutes ses filières, l’agriculture, le tourisme et l’hôtellerie, ainsi que les services.
À l’issue de cette rencontre, Belkhir a écouté attentivement les principales préoccupations des responsables des établissements privés de la formation professionnelle, et promis de «prendre en considération» les propositions «pertinentes» qui vont permettre la promotion du réseau privé de la formation professionnelle.
Sarah Benali Cherif

 


source: EL MOUDJAHID

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