Exportations de gaz : Chikhi évoque des conditions «plus difficiles»

  • 03 décembre 2019 / Actualité / 65 / Africa-Bi1


Exportations de gaz : Chikhi évoque des conditions «plus difficiles»

L’Europe est actuellement inondée de gaz, explique le PDG de Sonatrach, soulignant que les stocks de GNL ont fortement augmenté au cours des 12 derniers mois sur le continent.

Le PDG de Sonatrach a mis en évidence la baisse des parts de marché de son groupe dans le domaine du gaz, en comparaison avec les années précédentes, estimant que «les exportations de gaz sont aujourd’hui plus difficiles que par le passé en raison de l’évolution des conditions du marché». Kamel Eddine Chikhi a toutefois relevé la nouvelle orientation de son groupe vers la vente de GNL et la recherche de clients plus lointains afin de s’adapter aux changements du marché, à la concurrence plus rude, ainsi qu’aux périodes où la demande enregistre une baisse sur son marché traditionnel.Cité par le cabinet S&P Global Platts, le PDG de Sonatrach, qui prenait part au 5e sommet du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG) – qui s’est tenu à Malabo, en Guinée équatoriale, du 26 au 29 novembre – a relevé que si «Sonatrach avait reconduit tous ses accords d’approvisionnement en gaz par gazoduc avec des pays du sud de l’Europe, il était devenu plus difficile d’obtenir des accords».L’Europe est actuellement inondée de gaz, explique le PDG de Sonatrach, soulignant que les stocks de GNL ont fortement augmenté au cours des 12 derniers mois sur le continent. Dans ce contexte, souligne-t-il, «nos clients ont demandé des contrats plus courts offrant davantage de flexibilité et portant des volumes moindres».Il rappellera que l’Algérie a fourni quelque 33 milliards de mètres cubes de gaz à l’Europe par gazoduc en 2018, ainsi que quelque 14 milliards de mètres cubes de GNL, principalement aux marchés européens. «Les gazoducs sont appréciés parce que l’infrastructure garantit la sécurité de l’approvisionnement en énergie du sud de l’Europe.

C’est fondamental», a déclaré Kamel Eddine Chikhi. «C’est une position très stratégique que de fournir en toute sécurité les quantités de gaz convenues, quelles que soient les conditions politiques», a-t-il déclaré, évoquant, selon Platts, le risque de rupture du gaz russe en Europe via l’Ukraine. «Nos clients apprécient la cohérence des contrats et la sécurité des approvisionnements», a-t-il ajouté.Le PDG de Sonatrach a cependant déclaré que Sonatrach chercherait à développer ses activités GNL à l’avenir, car cela lui donnerait la possibilité d’élargir sa clientèle. «Vous pouvez atteindre des clients plus éloignés, Il est important d’être un producteur pertinent pour nos différents clients», a-t-il préciséLe groupe Sonatrach «vise à augmenter ses exportations de GNL vers l’Asie dans les années à venir, dans le but de diversifier ses destinations d’exportation et de mieux utiliser ses capacités de production de GNL», note le PDG de Sonatrah, relevant que le GNL «offre une flexibilité supplémentaire dans la stratégie d’exportation de son groupe, permettant à l’Algérie d’orienter davantage de gaz pour la production de GNL lorsque les acheteurs européens désignent à la baisse leurs achats».Sonatrach espère également, selon son PDG, «tirer le meilleur parti des variations saisonnières des approvisionnements européens», ce qui signifie, selon Platts, davantage de gaz disponible pour les autres marchés, notamment entre les mois d’avril à septembre, période où la demande européenne enregistre un déclin.Il est à rappeler que Sonatrach a renouvelé tous ses contrats gaziers à long terme arrivant à expiration. Il a ainsi signé successivement, depuis 2018, de nouveaux contrats, d’une durée moyenne de huit à dix ans, contre 20 à 25 ans auparavant, avec ses clients italiens, Enel, Eni, et Edison ainsi qu’avec avec le portugais Galp, l’espagnol Naturgy, le français Engie et le turc Botas pour des approvisionnements de GNL.


source: El Watan

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